Education des enfants: pédagogie selon Rosseau


Comment éduquer au mieux nos enfants? Une bonne route pourrait être de lire les bons livres, comme «Emilio» de Rosseau, daté mais très bon.

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Il y a les no qui aident à grandir et les non qui collent des ailes, des punitions sévères mais justes et gratuites, des explosions proportionnelles au trouble et à ceux qui ont commis le fruit d'un jour qui a mal tourné. Comment éduquer au mieux nos enfants? Comment rendre les adultes heureux, responsables, respectueux des autres? C’est une question que beaucoup de mères, sinon toutes, commencent à se poser quand leur enfant est encore balbutiant, ou presque.
Un bon moyen pourrait être de lire les bons livres, non pas pour remplir la tête d'informations et de confusion, mais pour extrapoler ce qui est vraiment nécessaire pour notre situation et pour notre enfant, qui est évidemment différent de tous les autres. Il existe de nombreux excellents livres pédagogiques, dont certains ont déjà été traités ici sur Planet Mom; aujourd'hui nous avons choisi de vous présenter Un texte résolument daté, mais en même temps incroyablement moderne et plein de matière à réflexion: l’Emilio de Rosseau.
La pierre angulaire de la théorie des Lumières sur l'éducation, Emilio, écrit et publié en 1762, est divisé en quatre phases: de la naissance au moment où l’enfant peut parler;
jusqu'Ă  douze ans;
de douze Ă  quatorze;
de quatorze à l'entrée dans la société.
Rousseau incarne le tuteur de l'enfant imaginaire Emilio, même si, ainsi qu'il ressort de l'introduction, l'auteur critique sévèrement la figure même du précepteur, tâche qui devrait toujours être confiée au père.
L'éducation du garçon est essentiellement fondée sur le principe de la bonté de l'homme; tout mal ne provient que de la société et, bien sûr, d'une formation inappropriée. Par conséquent, l'éducation doit être essentiellement préventive et viser surtout pour "apprendre à vivre". À la lumière de ces considérations, Rousseau critique à la fois les mères éloignées (encourageant l’allaitement maternel au lieu de l’infirmière) et trop protectrices. "C’est moins pour l’empêcher de mourir que pour le faire vivre." Vivre, ce n’est pas respirer, c’est utiliser nos organes, nos sens, nos facultés, toutes les parties de nous-mêmes qui nous donnent le sentiment de notre existence. "
L'éducation de Rousseau est essentiellement un "gymnase" à travers lequel l'enfant se prépare à faire face à l'âge adulte. "Celui parmi nous qui sait comment porter au mieux les biens et les maux de cette vie est, à mon avis, le mieux éduqué." Et à l’autre question que les mères se posent souvent, c’est-à-dire quand un enfant commence à être éduqué, Rousseau répond avec fermeté. Un enfant est éduqué dès le premier jour de sa vie "avant de parler, même avant de comprendre, il est déjà instruit". Mais comment éduquer un nouveau-né, une créature qui ne sait toujours ni parler ni marcher, ni même rester assise? Le secret pour ne pas donner de vices, est de ne pas donner d’habitude, "Bientôt le désir ne vient plus du besoin, mais de l'habitude, ou plutôt l'habitude ajoute un nouveau besoin à celui de la natureEn bref, les nouveau-nés doivent être préservés autant que possible dans leur pureté d'origine, lorsque les besoins et les désirs coïncident parfaitement.
Rousseau aborde également un sujet qui fait l’objet de nombreuses discussions aujourd’hui entre nouveaux parents et d’autres: comment s’assurer que leurs enfants ne deviennent pas des tyrans, que vous ne créez pas une situation familiale dans laquelle les enfants commandent aux parents. Les enfants ne doivent être aidés que par ce que l'auteur appelle "bénéfice réel", et en même temps ils doivent être observés et écoutésafin de mieux comprendre leurs besoins sans créer de faux désirs, de fausses déclarations; l'objectif ultime est de faire en sorte que les individus grandissent aussi libres et heureux que possible, sans être asservis à la corruption et aux vices de la société. Les thèmes abordés par Emilio sont alors les plus variés, du langage à l’exemple au rôle des contes de fées, en passant par l’expérience de la douleur. Un voyage à travers les mille aspects de l’éducation, aux doutes auxquels chaque parent doit faire face; les conseils doivent évidemment être liés à un âge très éloigné de nous en termes de culture, de coutumes et de société, mais fournissent souvent des idées très intéressantes.
En bref, c’est un traité qui on ne dirait jamais écrit par un père disparu, une personne qui a abandonné tous ses enfants, cinq ans, dans un hospice de jeunes trouvés, mais qui défend néanmoins l’importance d’un environnement humain paisible, d’une famille unie, afin de garantir le bien-être des enfants. Un texte qui, avec ses plus de 250 ans magnifiquement portés, reste une pierre angulaire de la pédagogie et un point de référence pour nous tous qui, devenant mères, nous nous retrouvons bientôt habillés comme des enseignants pour nos enfants
Laura Losito

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